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Encadrant intermédiaire : un poste entre le marteau et l’enclume

Les encadrants intermédiaires de la DGFiP occupent une place charnière. Présentés comme les « bras armés » de la réforme de l’État, ils en subissent directement les dérives : injonctions contradictoires, isolement hiérarchique, perte de sens, désengagement croissant.

Un rouage essentiel… sous pression

Organiser les services, animer les équipes, gérer les conflits, piloter des projets et mettre en œuvre les politiques publiques : telles sont leurs missions. Pourtant, on leur demande d’appliquer sans discuter des décisions venues d’en haut, de composer avec des effectifs en chute libre et une dématérialisation imposée, de répondre à des objectifs de performance déconnectés du terrain… tout en assumant des responsabilités sans moyens ni reconnaissance.

Les encadrants sont transformés en simples relais, chargés de « faire passer la pilule » sans jamais pouvoir la contester, absorbant seuls les tensions d’un système qui s’effondre.

Victimes d’un système qui brise

De plus en plus de cadres expriment leur perte de sens, leur sur-responsabilisation dans des équipes affaiblies, leur solitude managériale et la dégradation de leur santé, parfois jusqu’à l’épuisement professionnel.
Plus de la moitié des cadres intermédiaires dépassent les 40 heures de travail hebdomadaires. Ces heures supplémentaires ne sont ni rémunérées, ni compensées. De plus, la majorité d’entre eux, sous forfait-jour, n’a pas de décompte du temps de travail.

À cela s’ajoute un malaise profond sur les carrières et la responsabilité des gestionnaires publics (RGP) : une majorité des cadres estime aujourd’hui qu’à force de suppression de services, les opportunités deviennent de plus en plus rares. La dernière jurisprudence sur la RGP démontre qu’être encadrant intermédiaire non comptable c’est être aujourd’hui potentiellement condamnable par les juridictions financières.

Et que dire du système de promotion au choix favorisant les phénomènes de cour et suscitant des inquiétudes sur la filiarisation et perspectives des cadres expérimentés !

Sortir de l’isolement : l’appel de la CGT Finances Publiques

L’encadrement n’est pas complice de ce système inhumain : il en est la première victime.

La CGT Finances Publiques revendique une véritable reconnaissance de l’encadrement intermédiaire, des formations managériales éthiques et adossées au sens du service public, des moyens humains adaptés aux missions, un droit d’alerte et de retrait pour les cadres, ainsi que le respect de leur expression professionnelle.

Encadrer, ce n’est pas faire obéir. C’est défendre un cadre de travail digne et juste.

Tract défense des cadres

Article publié le 12 décembre 2025.


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