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NRP : épisode 2 : toujours plus de dégâts.

Lancé le 6 juin 2019, le NRP a modifié en profondeur les structures de la DGFIP. La moitié de son implantation territoriales a été supprimé, provoquant ainsi pour l’usager comme pour le personnel une forte désorganisation. Le NRP ne peut d’ailleurs pas être décorrélée de la vague de suicide que connait l’administration depuis quelques années : un lien peut-être fait entre la massification du travail, la perte de sens de celui-ci, la suppression de services et cette vague.

Après sa mise en place, La DGFIP s’était engagé à ne pas relancer de modification de son réseau avant 2026, en attente de l’échéance municipale de cette année. Cependant depuis la sortie de cette séquence électorale, nombreux sont les indices pointant la sortie d’un probable NRP 2.

En effet, des travaux commencent à apparaitre sur le champ de la sphère professionnelle :

> La DGFIP a déjà acté la suppression des pôles de contrôle expertise et le partage de leurs missions avec les services fiscaux.

> Durant l’automne 2025, plusieurs notes ont élargis le champ de compétence des centres de contact professionnels.

>La facturation électronique s’installe progressivement.

Du fait de ces 3 éléments, la C.G.T constatent de lourdes conséquences pour le futur : suppression d’emploi, de site. Les SIE pourrait être réduit au nombre de 1 par département/métropole. La marche forcée vers la dématérialisation totale réduit la qualité du service pour l’ensemble des citoyens subissant la fracture numérique.

D’autres faisceaux d’indices apparaissent dans chacun des domaines des missions de la DGFIP :

Pour les SIP : la mise en place du SIP de demain va supprimer de nombreux sites, l’accueil devant être assuré selon les plans par les Maisons France Services. Ils se concentreront seulement dans les préfectures. La CGT dénonce cette rupture d’égalité sur les territoires.

Pour les services de publicité foncière et de l’enregistrement : suite à une politique de dématérialisation très élevé et à une extension du champ de compétence des SAPF, il est maintenant question pour la DGFIP de les fusionner au niveau régional.On peut même voir le pire arriver : une fusion à l’échelle national à terme.

Pour le cadastre, il n’y a pas de visibilité sur les réorganisations futurs, à part l’obsession de la DGFIP d’abattre le statut de géomètre.

La mise en place courant 2025/2026 des centres de contacts amendes, associée à un usage massif de chatbots (défaillants : au moins 4 pannes en 2025), donne le modèle voulu par la DGFiP. Comme pour les SIP et les SIE, le modèle du centre de contact va permettre de fermer des services et de transférer des emplois vers des gros centres d’appel. La CGT Finances Publiques constate que cette stratégie est particulièrement risquée pour le secteur amendes avec les plantages à répétitions de l’applicatif coeur des amendes.

-> Pour le SPL, la DGFiP annonce le succès des tests d’Hélios 2 avec un recours important à l’IA dans le but d’industrialiser le secteur public local.L’orientation des tests Hélios 2 donne à penser à la CGT Finances Publiques que les services de gestion comptable (SGC) actuels sont considérés comme trop petits par la DGFiP pour « industrialiser avec de l’IA ». Les tests, proclamés comme parfaits, n’ont porté que sur des processus internes à Hélios et non sur des flux entrants et sortants alors que le coeur du métier secteur public local est de traiter ces flux . Au delà de ce fait, la CGT Finances Publiques constate que ces services sont à peine stabilisés que la DGFiP veut mener une nouvelle réorganisation d’ampleur par l’introduction d’un nouveau logiciel et la « rationalisation » des implantations.

-> Dans le secteur de l’immobilier de l’état, En décembre 2025, la DGFiP a annoncé la mise sous tutelle du pôle régional de l’immobilier de l’état (PRIE) des services locaux des domaines (SLD) avec en option la gestion directe du personnel des SLD par le PRIE. La CGT Finances Publiques dénonce cette option qui sera sans nul doute appliquée partout et qui signe la fin d’un service du domaine partout sur le territoire.

En conclusion, la CGT constate que dans toutes les missions de la DGFiP, notamment tous les services de gestion, la même méthode est appliquée :

>Création de services d’appui ou de centres de contact.
>Transfert massif d’emplois des services de terrain vers ces services d’appui ou centres de contact.
> Restructuration des services de terrain dépouillés de leurs missions et de leurs emplois.

L’ensemble des mesures prises fin 2025 / début 2026 laisse présager l’application à toutes les missions de la DGFiP de cette méthode en 2026/2027 au détriment des agents de la DGFiP, de leurs conditions de travail et du service rendu aux usagers.

La méthode est toujours la même :
> Appauvrissement du service.
>Concentration à un niveau supérieur sans moyens.
>Au final souffrance des agents au travail et moins de services rendus à l’usager, qu’il soit un particulier, une entreprise ou une collectivité publique.

La CGT Finances Publiques regrette l’application de cette méthode éculée qui ne fait qu’aggraver les dysfonctionnements du service public et de plus sans générer la moindre économie, contrairement au mantra libéral.

Article publié le 22 juin 2026.


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