vous êtes ici : accueil > Infos DGFIP > Infos DDFIP 93

Vos outils
  • Diminuer la taille du texte
  • Agmenter la taille du texte
  • Envoyer le lien à un ami
  • Imprimer le texte

Retour sur la journée de mobilisation du 22 septembre 2026 à BOBIGNY - NON au NRP2

Compte-rendu de la journée de mobilisation à la DDFiP 93 — 22 septembre 2026

 L’intersyndicale CGT Solidaire et FO et une trentaine d’agents de la Direction départementale des Finances publiques de Seine-Saint-Denis (DDFiP 93) se sont rassemblés aujourd’hui devant les locaux de la direction pour exprimer leur colère, faire entendre leurs revendications et défendre le service public dans le département.

1. Un rassemblement dynamique et revendicatif :

Dès le matin, les grévistes réunis devant le bâtiment ont animé le rassemblement en donnant de la voix. L’ambiance a été rythmée par des slogans chantés collectivement :
 -« De l’argent, il y en a, dans les caisses du patronat ! »
– Une variante directement adressée au directeur : « De l’argent, il y en a, dans les caisses de IANNUCI ! »

Deux élus locaux sont venus soutenir les agents et le service publics, M Jean-Claude FAYE conseiller minicipal de Tremblay et Mme Claire DUPOIZAT adjointe au Maire de Bobigny.

2. Une audience sous haute tension : souffrance au travail et déni de la direction.

A 11h, une délégation d’une dizaine agents représentative de plusieurs services du département (SGC, SIP, SIE, PCE et BDV) a été reçue par le directeur, M. IANNUCI accompagné de Mme VANDAMME, M WELLER et Mme VIDAL.

 - Cris d’alarme et défense des services de proximité :

 Portées avec une vive émotion, les interventions des agents ont mis en lumière l’urgence de maintenir les structures locales (notamment sur le site de Rosny-sous-Bois- Trésorerie Amendes) pour éviter la disparition programmée du service public de proximité.

Les agents ont également insisté sur la nécessité de maintenir et de créer des emplois. Dans plusieurs services, les personnels font état d’un manque d’effectifs qui les conduit à s’investir fortement pour absorber une charge de travail croissante.

Ils ont notamment souligné que certaines tâches réalisées par les agents ne seraient pas suffisamment prises en compte, y compris lors des périodes de télétravail.

Une agente a par ailleurs témoigné d’un profond mal-être ayant conduit à un arrêt de travail. Selon son témoignage, cette situation serait liée à ses conditions de travail et notamment au fait que, considérée comme une « agente fiable » par sa hiérarchie, elle se voyait régulièrement confier davantage de tâches, tandis que les difficultés du service étaient renvoyées aux absences et aux agents malades, qu’ils soient en arrêt ou en mi-temps thérapeutique.

 - Souffrance au travail et perte de sens :

La délégation a longuement témoigné d’une souffrance professionnelle profonde : la pression permanente exercée par le culte des indicateurs chiffrés, l’usure au quotidien et l’inquiétude grandissante face à l’avenir. La détresse est telle que plusieurs agents ont exprimé leurs volontés de quitter la DGFiP si ces conditions de travail venaient à se maintenir. 
Des inquiétudes sur l’utilisation de l’IA et de la massification rendu possible par les applicatifs ont été formulées, contribuant à la perte de sens.
 - Une réponse du Directeur ressentie par tous comme méprisante :

Face à la détresse exprimée, le directeur n’a apporté aucune réponse concrète ni perspective d’amélioration :

• Ironie et nostalgie d’un autre temps pour réponse : au cours de l’échange, le directeur a notamment évoqué, sur un ton perçu comme ironique, les conditions de travail du passé : « J’ai connu l’époque où l’on remplissait les impôts sur des matrices. »
• Intransigeance comme stratégie : le directeur a également affirmé que les fusions de services constituaient la seule solution viable, en renvoyant aux orientations nationales et en déclarant en substance : « On n’y peut rien, c’est comme ça. »
• Minimisation de nos conditions par des comparaisons : Le directeur a également estimé que les agents devaient se satisfaire de leur situation, en avançant qu’ils seraient mieux traités « que les salariés du secteur privé ou les agents de la fonction publique (autres que DGFIP) ».
• Personnification et blocage du dialogue : Lorsqu’il lui a été reproché son attitude ressentie comme méprisante face à la souffrance témoignée, le directeur a préféré personnifier le débat et esquiver le fond en répliquant : « vous aussi vous me méprisez avec vos slogans », bloquant ainsi toute possibilité de dialogue constructif et responsable.

Cette audience a été mal vécue par la délégation, qui estime qu’elle ne répond pas aux problèmes concrets exposés au cours de cet échange : manque d’effectifs, surcharge de travail, pression liée aux indicateurs, souffrance professionnelle et inquiétudes concernant l’avenir des services et du service public.

Article publié le 2 octobre 2026.


Politique de confidentialité. Site réalisé en interne et propulsé par SPIP.