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1er Mai à Paris : contre la répression, amplifier le rapport de force !

Ce 1er Mai s’est tenu dans un contexte de durcissement sans précédent des attaques contre le monde du travail. A la violence sociale des politiques menées s’ajoute désormais une offensive assumée contre les libertés syndicales. Partout, les militants sont ciblés : sanctions disciplinaires, licenciements, intimidations, convocations policières. Cette répression n’est pas marginale, elle est devenue un outil politique.

Les procédures bâillons se multiplient. Engagées et soutenues par des logiques institutionnelles, elles visent à épuiser financièrement et psychologiquement celles et ceux qui dénoncent les injustices. Derrière ces attaques, c’est le droit même de s’organiser, de contester et de défendre collectivement ses droits qui est remis en cause. Il s’agit clairement de faire taire, d’isoler et de dissuader.

Dans ce contexte, la signification même du 1er Mai est aujourd’hui attaquée. Derrière certaines déclarations et propositions visant à banaliser cette journée, à remettre en cause son caractère férié ou à en affaiblir la portée revendicative, se dessine une volonté politique claire : vide de sons sens une journée historique de lutte. S’en prendre au 1er Mai, c’est tenter d’effacer la mémoire des conquêtes sociales et de fragiliser un moment central d’expression collective du monde du travail.

C’est précisément contre cette stratégie que plus de 100 000 personnes ont battu le pavé à Paris ce 1er Mai. Le cortège, massif et déterminé, a porté haut l’exigence de mettre fin à la répression syndicale, de promotion de la Paix, de justice sociale et d’égalité salariale.

Tout au long du parcours, la colère était palpable. Mais loin d’être une simple expression de rejet, elle s’est traduite par une volonté claire : celle d’amplifier le rapport de force. Car chacun le sait, les droits sociaux n’ont jamais été accordés : ils ont été arrachés par la lutte.

Ce 1er Mai ne doit pas rester sans lendemain. Face à la répression, la seule réponse possible est collective et offensive. Il est urgent de renforcer les mobilisations, de soutenir les militants et de construire un mouvement capable d’imposer un véritable recul des politiques antisociales.

Plus que jamais, il faut s’organiser, se syndiquer et lutter. Rien ne se gagnera sans un rapport de force à la hauteur des attaques.

La riposte est entre nos mains.

Article publié le 5 mai 2026.


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