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Après deux longs mois d’intenses réflexions et une large concertation, le président de la République a constitué son gouvernement. Seul, pour ne pas gâcher la surprise.
Le choix des Françaises et des Français a été entendu le 7 juillet : ils ont fait front républicain contre l’extrême droite. Résultat : le prince consort a nommé M. BARNIER aux commandes, avec un gouvernement fortement ancré à droite, l’un des plus réactionnaires de la Ve République.
Le discours d’intronisation du Premier Ministre a été d’une hypocrisie totale. La question centrale sera l’établissement d’un budget malgré une dette colossale laissé par les 7 ans (non de « réflexion ») d’un M. LE MAIRE très dispendieux envers les puissants. Au bilan, un déficit de 6,2 % du PIB et plus de 300 milliards de dettes. En conséquence, l’objectif de M. BARNIER est assumé : arriver à un déficit de 3 % à l’horizon 2029.
Est-il utile de rappeler que cette dette n’est pas la nôtre. Les choix imposés depuis 7 ans ont asséché les recettes. Suppression de l’ISF, flat tax, exonérations de cotisations en tout genre : un pillage de la caisse qu’on nous a imposé.
Donc le budget 2025 sera celui d’une austérité à 60 Milliards : 20 Mds de recettes supplémentaires et 40 Mds d’économies.
Sur le volet recettes : les annonces de Michel BARNIER ont été très claires : 0,3 % des ménages participeront à l’effort national, ce qui est une première depuis longtemps, les très grandes entreprises aussi. En revanche, le barème de l’impôt sur le revenu, qui touche la moitié des foyers fiscaux, sera rehaussé de 2 %. De plus, une augmentation de 14 % sur la fiscalité de l’électricité est prévue au 1er février 2025. Le ciblage des nantis n’est donc qu’un trompe-l’œil. Selon l’adage, « que l’on soit riche ou puissant »...
Sur le volet dépenses : on sait d’ores et déjà que la fonction publique doit être mise à contribution : 4 000 postes d’enseignants, 505 postes aux finances, entre autres, vont être supprimés, sans compter les budgets de fonctionnement qui seront amputés. On a tous pu remarquer la situation des hôpitaux et de l’école publique ces dernières semaines. En revanche, la police et l’armée ne sont pas concernés, comme d’habitude.
Et le gouvernement a lancé de nouvelles pistes : suppression de l’Aide médicale d’État, report de la revalorisation des retraites (mesure abandonnée depuis) ; suppression d’autorisations spéciales d’absence (ASA), passage d’un à trois jours de carence dans la Fonction publique… pour quel résultat ? Des économies de bout de chandelle...
Des milliards, il y en a. 467 Milliards ont été votés sur les 5 prochaines années pour l’armée. Des niches fiscales, il y en a pléthore.
Pour la CGT FIP 93, nous continuerons à revendiquer l’abrogation de la réforme des retraites 2023, l’abrogation de la loi Dussopt de 2019, le comblement de tous les postes vacants, le recrutement au statut et titularisation des contractuels actuellement en poste, des création d’emplois à hauteur des besoins des services, la revalorisation du point d’indice et sa réindexation sur l’inflation, la sauvegarde du statut général des fonctionnaires et des statuts particuliers de la DGFIP, le maintien du maillage territorial et de l’offre de services.
Organisons-nous, discutons, établissons partout les cahiers de revendications avec la CGT FIP 93. Avançons ces revendications pour gagner l’adhésion à nos valeurs humanistes et de progrès social.
Article publié le 12 novembre 2024.