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Le temps s’écoule, les années passent. Et ainsi va-t-il des ministres. De ce point de vue, 2024 fut un millésime exceptionnel : quatre gouvernements, quatre Premiers ministres, et autant de nouveaux chefs. La quantité compense la qualité, heureusement.
Ce ballet des dirigeants en serait presque divertissant. Voir les chantres de la flexibilité pour les travailleurs refaire trois fois leurs cartons, verser une larme en rendant la voiture avec chauffeur, c’est un plaisir toujours renouvelé. On en redemanderait presque.
Il est une chose qui, en revanche, ne change pas : la constance dans les mauvaises idées. Nous avons commencé l’année avec les manigances de Stanislas Guérini, entre annonces fumeuses sur la suppression des catégories et vraie casse du statut des fonctionnaires. Nous l’avons terminée avec les géniales initiatives de Guillaume Kasbarian, ses jours de carence en plus, ses coups de rabot et ses coups de chapeau aux milliardaires étasuniens. Toujours la même méconnaissance du service public, toujours le même mépris électoraliste.
Et toujours, en sourdine, l’interminable flux des suppressions d’effectifs. Après celles de 2024, en 2025 529 étaient prévues, au détriment des services déconcentrés. Soit 26 postes en moins en Seine-Saint-Denis, avec une hécatombe en catégorie C.
Et des conséquences immédiates. Moins d’accueil pour les usagers, plus de pression, de tension, des missions en jachère pour gérer l’urgence permanente… Dans le 93, des accueils ramassés sur trois jours, mais des objectifs intenables de réponse au téléphone. A Lyon, la fermeture pure et simple d’une trésorerie amendes, en raison de… sa trop grande fréquentation !
Leurs idées sont décidément aussi longues que leur mandat. Plutôt taper sur les publics en difficulté, et ceux qui les servent, que menacer les aides aux entreprises, dont l’efficacité supposée relève décidément de la croyance vu les plans sociaux massifs qui se multiplient.
A l’aube de 2025, les périls sont grands. Telle doit être notre détermination. Pour répondre aux nouveaux coups des libéraux bon teint et des réactionnaires, une fiscalité plus juste est possible pour prendre l’argent où il est et le rendre là où est le besoin, à travers un service public solide, des agents bien traités et bien payés.
Bonne et heureuse année de lutte !
Article publié le 24 janvier 2025.