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Le SIP de demain matin

Le SIP de demain promis et voulu par BERCY devient une réalité.

En réduisant drastiquement les effectifs de nos services, le ministère a imaginé un subterfuge afin de faire croire aux agents que leur métier au sein des SIP serait plus polyvalent dans une espèce de refonte des secteurs avec le décloisonnement assiette-recouvrement. Pour pallier le manque d’effectifs, l’agent de demain sera « polycompétent », de l’accueil au recouvrement des impôts, en passant par la saisie des déclarations et le contrôle des usagers. Mais que maîtrisera-t-il réellement ?
Et que dire du projet d’un accueil plus généraliste quand, en même temps, la direction décide de supprimer une matinée d’accueil par semaine.
Le ciel leur est tombé sur la tête.

Alors qu’une cellule téléphonique départementale avait été créée en 2024 afin d’alléger les SIP de la charge des appels téléphoniques, voilà que la direction a décidé, après quelques réunions de travail peu fructueuses, de supprimer une matinée d’accueil hebdomadaire supplémentaire en échange d’un soutien téléphonique pendant les périodes de fortes affluences. C’est donc le retour de BALI (l’application de gestion des appels chérie de tous) pendant la campagne déclarative. Et le prix à payer ? Des services dépouillés d’agents afin d’alimenter la CDAD, qui se voulait une cellule départementale et qui deviendra désormais une cellule de soutien téléphonique national.
Les perdants ? Les SIP tout naturellement, qui voient leur amplitude horaire d’ouverture augmenter en plus de la nouvelle mission téléphonique. Et les usagers, qui se voient priver d’un jour supplémentaire d’accueil. Le risque est de voir ces usagers venir en nombre sur les 3 matinées d’ouverture restantes, augmentant le temps d’attente et leur frustration d’un service public de moins en moins à la hauteur de leurs attentes.

Nous, agents des SIP, désirons plus que tout assurer un accueil de qualité. Où est donc la reconnaissance de notre métier d’accueil ? Il ne faut pas se mentir, les Maisons France Service ne remplaceront jamais les accueils des SIP. La Seine-Saint-Denis est un département dont la population a besoin et est demandeuse d’accueil physique, de ce lien social qui les unis avec l’administration française et qui leur rappelle qu’ils ne sont pas des citoyens de seconde zone.
C’est une perspective peu réjouissante qui nous attend, annonciatrice de la fusion des SIP et la suppression continuelle des emplois. Une pression encore plus grande sur les agents, un service public sans public et une perte de connaissance des métiers.
Que voulons-nous réellement ? Voulons-nous garder nos emplois ou voulons-nous la destruction des accueils au public ?

Article publié le 24 janvier 2025.


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