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SDIF 93 : Les fossoyeurs

Suite (et pas fin) de la situation désormais plus que critique au Service Foncier.

Non contente du fiasco GMBI (qui n’était de toute façon pas encore absorbé), de la désertion en masse des sachants, des suppressions de postes déguisées et d’un mépris total des agents par l’absence de considération et de solutions apportées, la Direction, en accord avec les chefs de service, a tout simplement décidé l’explosion du cadre de travail et la « réorganisation » du service en pleine campagne de taxe foncière.

Faisant fi du côté très technique des missions foncières, et s’appuyant sur une note de Bercy parue cet été qui préconise la sortie progressive de la sectorisation géographique, une nouvelle « organisation » a été imposée, sous prétexte du non remplacement des collègues mutés. Pire, non sans un certain cynisme, il a été expliqué aux agents que l’organisation en place jusqu’alors n’était pas la meilleure méthode compte tenu des problèmes rencontrés par le SDIF. Par conséquent, le nombre de secteurs passe de 5 à 4, chacun regroupant 10 communes. Les tâches sont désormais mises au « pot commun » en dépit du bon sens. Heureusement, LA solution à tout est le planning qui répertorie les tâches de chaque agent quotidiennement, réminiscence de l’école primaire. Le contrôleur devant maintenant gérer lui même l’organisation, comble de la délégation à outrance.

La réalité conduit à une valse de dossiers en fonction des nouvelles attributions, et ce en pleine campagne et réception du public. Ainsi qu’à un ORDOC (chargé de la répartition des courriers) noyé sous une montagne de contentieux à enregistrer et de mails à attribuer (environ 6 500 e-Contacts au 15 octobre, sans compter les BALF…). Situation qui se répercute aux SIP, puisque les instructions des dossiers d’examen de conformité fiscale (ECF) sont noyés dans la masse, dans l’attente d’être trouvés, attribués et traités. Tout cela sans compter les milliers de déclarations de locaux d’habitation neufs en instance (dont le village olympique...) qui n’ont pu être saisies jusqu’alors.

Les nouveaux collègues ne peuvent que constater et subir, la démotivation et les alertes apportées sur cette situation intenable étant parfaitement ignorées, alors que, dans le même temps, un audit est en cours au SDIF afin d’identifier les dysfonctionnements. Peut être eût-il juste fallu écouter les agents dans le cadre de ce que l’on appelle… le dialogue social !

Article publié le 12 novembre 2024.


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