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De passage à Saint-Denis pour parapher un document officiel ce 8 juillet 2025, la Directrice Générale Amélie VERDIER a aimablement consacré un peu plus d’une heure de son temps à la visite du centre des Finances publiques.
Forcément, la comm’ de la direction est laudative. Le bâtiment est génial, refait à neuf. On oublierait presque que le projet d’isolation thermique est tombé au champ d’honneur, victime des coupes budgétaires. Et que, en pleine canicule, les agents s’en remettent à de pauvres ventilateurs pour ne pas mourir de chaud. Malgré les travaux, au CDFIP Poullain ça craint encore !
Quant à la rencontre avec les représentants du personnel, à en croire ULYSSE, une sympathique réunion entre amis. Sur la photo, pas une tête ne dépasse.
Peut-être parce que le cadrage a miraculeusement omis la délégation CGT, venue en force vêtue de la chasuble des grands jours. On n’était pas assez beaux pour figurer sur le portrait !
La réalité est que la première visite de Mme VERDIER à Bobigny nous a laissé l’impression d’être écoutés, mais pas entendus. Cette fois, nous avons donc décidé de venir un peu plus nombreux et de parler un peu plus fort.
Loin des discours sur la santé mentale « grande cause nationale », nous avons rappelé la réalité des services : plus d’accueil et de travail pour moins d’agents plus stressés, des postes non pourvus que la direction voit comme une fatalité, un travail numérique toujours plus intense et taylorisé, le harcèlement, le management par la terreur de certains chefs, la souffrance au travail qui en résulte… Bref, autant de facteurs d’une vraie maltraitance institutionnelle.
Message reçu ? Mme VERDIER a reconnu l’insatisfaction, en matière salariale notamment, exceptionnellement forte dans le 93. Mais la DG a défendu le programme d’austérité qu’elle endosse, en invoquant la bonne volonté de la direction locale et les dispositifs d’appui contre le mal-être dans les services.
Pourtant, ce ne sont ni les bonnes intentions ni les numéros verts qui nous tireront de la dépression : ce sont des effectifs, des moyens, des salaires, un service public à la hauteur !
Les militantes et militants de la CGT, qui sont dans les services au quotidien, ont su porter aux oreilles obstruées de nos responsables des vérités qui leur sont désagréables d’entendre. La figuration, très peu pour nous !
Reste à obtenir de vraies réponses. Et pour cela, seule la lutte paie. Réunissons nous, revendiquons ! Et qui sait, peut-être aiderons nous la DG à recouvrer l’ouïe, à enfin entendre les voix des agents. Et à changer d’angle, pour que les personnels figurent enfin sur la photo !
Article publié le 11 juillet 2025.