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Les statistiques comme arme de gestion

Pression sur les agents, destruction de nos missions

Depuis plusieurs années, les directions locales et nationales de la DGFIP multiplient les indicateurs chiffrés. Sous couvert « d’objectivation » du travail, ces statistiques deviennent en réalité un outil de pilotage managérial qui dénaturent nos missions et mettent les agents sous pression permanente.

La CGT Finances Publiques 93 dénonce avec force cette logique destructrice : loin d’améliorer le service public, elle contribue à le dégrader et à vider de son sens nos métiers.

Ces chiffres, présentés comme « objectifs », ne disent rien de la réalité de nos métiers. Ils masquent le manque de moyens, les suppressions de postes et les réorganisations incessantes. Pire encore, ils servent à « mettre les services et les agents en compétition », créant une rivalité artificielle et un climat délétère.

Au quotidien, on nous demande de « faire du chiffre » : Nombre de dossiers traités, Délais de réponse, Volume d’appels décrochés, etc. Et Si les objectifs ne sont pas atteints, la responsabilité est renvoyée sur les agents. Les services sont mis en concurrence les uns avec les autres avec la publication des chiffres mensuellement, renforçant la division plutôt que la solidarité.

Ces données, brandies comme des preuves de performance, ne disent rien de la qualité du service rendu, ni des conditions dans lesquelles il est assuré. Elles ignorent la réalité : le manque de moyens humains et matériels, les réorganisations permanentes, la complexité croissante des situations rencontrées.

Cette méthode malsaine dégrade nos conditions de travail, pousse à la course aux chiffres et détourne notre énergie de nos vraies missions.

Résultat : nous passons plus de temps à « remplir des tableaux » qu’à exercer nos métiers au service de la justice fiscale et de l’accompagnement des usagers. Les statistiques deviennent un alibi pour justifier la casse du service public et présenter comme de la « productivité » ce qui n’est en réalité qu’une perte de sens.

Derrière les chiffres : la destruction programmée de la DGFIP, la conséquence est claire :

* Course aux dossiers au détriment de la qualité,
* Perte de sens dans nos métiers,
* Moins d’accueil pour les usagers,
* Moins de présence dans les territoires,
* Plus de souffrance au travail pour les agents.

La bataille contre l’utilisation managériale des statistiques est une bataille pour défendre nos missions, nos conditions de travail et l’intérêt général. Ensemble, organisons la résistance, faisons entendre notre voix, et refusons que les chiffres remplacent le sens du service public.

Article publié le 25 octobre 2025.


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