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Écouter n’est pas entendre !

Mme Verdier, Directrice Générale des Finances Publiques, a reçu les organisations syndicales lors de sa visite à Bobigny. Elle nous a accordé 30 minutes de son temps. Seuls la CGT FIP 93 et Solidaires FIP 93 étaient présents. La CFTC FIP 93, également invitée, a brillé par son absence.

Les thèmes abordés par la CGT FIP 93 étaient :
 les suppressions d’emplois sur le département depuis la fusion (+ 2 400 agents en 2008 ; 1 676 agents en 2025) alors que les charges (fiscalité pro et fiscalité part) ont fortement augmenté ;
 les conditions de travail qui se détériorent, l’accueil important et chronophage (250 000 annoncés en séance alors que le rapport d’activité 2023 mentionne 330 000 accueils physiques sans rendez-vous en SIP), la RGP qui inquiète les agents ;
 les grilles indiciaires tous grades confondus qui n’évoluent pas, le gel du point d’indice qui perdure, la rémunération qui n’attire plus ;
 la sécurité des agents lors des missions d’accueil du public, que ce soit en accueil généraliste ou en rendez-vous.
Enfin, on a rappelé notre attente de réponse officielle de la DG concernant la pétition sur la Prime de Fidélisation Territoriale signée massivement par les agents de la DDFIP 93.

Les réponses de la DG :
 sur les suppressions d’emplois, le ratio emploi/charge fera l’objet d’un focus pour l’avenir. Elle a indiqué que « pour cette année, alors qu’aucune suppression d’emploi [n’était] prévue et pour s’inscrire dans le processus de maîtrise des dépenses budgétaires, la charge des suppressions d’emplois [était] aussi supportée par la centrale et les directions nationales ». De plus, elle est étonnée « du peu de recrutements de services civiques pour accomplir les missions d’accueil primaire » ;
 sur la RGP, « la vigilance légitime des petits services sur ce point » est moindre lorsque le service est plus grand. Ou comment nous vendre les « bénéfices » du NRP … « De plus, la circulaire du Premier Ministre vient en soutien des agents et prend en compte les circonstances et la réalité du préjudice ; peu de jugements » ont été prononcés à ce jour par la Cour des comptes à l’encontre « des agents en responsabilité » ;
 sur le NRP, « c’est une réussite grâce aux agents, il faut laisser le temps de la digestion de cette réforme, être à l’écoute des nouveaux besoins pour redéfinir nos métiers » ;
 sur l’accueil, elle a été surprise des chiffres annoncés ; bien sûr, aucune réponse n’a été apportée ;
 sur la grille de rémunération, « il y a un accord indemnitaire enrichi par le dialogue social et qui concerne tous les agents. Par ailleurs, le contexte budgétaire actuel est difficile » ;
 sur la sécurité, « c’est un sujet non négociable, une convention a été signée récemment à ce sujet avec la Police nationale, la Gendarmerie et le Préfet de Police de Paris ».

Pour la CGT FIP 93, l’accord indemnitaire signé en 2024 est largement insuffisant, au vu de notre demande initiale de 300 € net par mois immédiatement ainsi que d’une hausse à 6 € minimum de la valeur du point d’indice.

Pour la CGT FIP 93, la circulaire du Premier Ministre, sensée répondre au risque RGP, introduit un nouveau concept : « l’accompagnement » par un « centre de ressources » … Bref, un semblant de protection fonctionnelle sans protection réelle. On est loin du droit garanti par le statut général !

La CGT FIP 93 continue le combat pour satisfaire nos revendications, qui restent :
 une réponse officielle suite à la pétition sur la PFT ;
 la fin des suppressions d’emplois et le comblement des chaises vides ;
 le dégel du point d’indice et la refonte des grilles indiciaires ;
 l’arrêt des restructurations et des fermetures de sites.

Article publié le 29 avril 2025.


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