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Suppression des mouvements de mutation IDIV/IP/AFIPA, encore une règle de gestion piétinée…

Plusieurs « groupes de travail », purement informatifs, avaient creusé définitivement la tombe des recrutements à l’ancienneté administrative au profit d’un recrutement exclusivement au choix pour les cadres intermédiaires que sont les IDIV, IP et AFIPA, puisque désormais seuls les administrateurs de l’État « méritent » l’appellation A+. Indépendamment du contexte subjectif de la notion de « choix » il est évident que, malgré des précautions purement décoratives, les priorités légales de mobilité (sauf agents ou leurs enfants titulaires d’une CMI mention invalidité) n’ont plus aucune valeur opposable, et, pire, pourraient constituer des freins, conscients ou inconscients, auprès des futurs « recruteurs ».

Malgré tout, la Direction Générale arrive encore à nous surprendre dans la déréglementation et la suppression des droits des agents. En effet, la note 2025/01/2109 du 30 janvier 2025 supprime purement et simplement le mouvement annuel de mutation de ces agents !
L’administration lie cette « nouveauté » au recrutement au choix, alors qu’aucun argument objectif ne s’opposait à la conservation de ce mouvement, y compris dans un contexte de recrutement total au choix.

Il nous a été indiqué que la majorité des mouvements continuerait à avoir lieu au 01/09 mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient… Il est vrai que nos décideurs n’ayant plus d’enfants scolarisés depuis longtemps, leur mobilité instantanée n’est pas encombrée de considérations scolaires...

Le nouveau dispositif en 3 phases, plus une phase préparatoire, réussit le tour de force d’être encore plus complexe et inéquitable qu’un mouvement annuel administratif au choix !

Derrière une novlangue tentant de présenter cette régression sous un jour positif (par exemple permettre aux cadres d’être davantage acteurs de leur parcours professionnel) se cachent en réalité les pleins pouvoirs donnés aux directions locales pour tenter de rendre leurs cadres soumis et corvéables à merci. La CGT Finances Publiques a explicitement fait le lien avec la réforme des Administrateurs de l’État : A court terme, les équipes de directions seront constituées de (vrais ?) cadres supérieurs qui connaîtront aussi bien les nombreuses missions de la DGFIP que la chirurgie cardiaque… Dans ce contexte, on peut comprendre leur volonté de décider unilatéralement du sort des cadres intermédiaires qui seront les derniers échelons d’encadrement à comprendre nos missions !

Pour conclure, il faut attirer l’attention sur l’usine à gaz créée par la fin du mouvement annuel pour les lauréats IP et AFIPA.
En effet, obligée de leur trouver un poste correspondant à leur sélection, la DG a imaginé un dispositif de repêchage, la « fabuleuse » Phase 3, qui verra les lauréats qui n’ont pas su plaire lors des « entretiens d’embauche » se voir proposer des postes dans une liste, constituée unilatéralement par les bureaux RH, de postes restés vacants qu’ils se partageront par ordre de mérite au concours.

Ces mesures n’ayant pas été présentées aux organisations syndicales avant le CSAR du 20 décembre (!), nous n’avons aucune information sur le périmètre géographique des lauréats cadres « affectés d’office ».

Quelle belle façon de débuter sa carrière administrative de cadre à la DGFIP...

Article publié le 3 mars 2025.


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