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Les violences sexistes et sexuelles traversent le monde du travail, touchent tous les métiers, toutes les catégories sociales. Dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre, la CGT appelle à l’action.
Les violences sexistes et sexuelles : un fléau social, pas des cas isolés
Pour celles qui parlent, c’est souvent la double peine : 40 % estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement.
En 2024, les services de sécurité ont enregistré 272 400 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire
En France, 3 femmes victimes de féminicide ou de tentative de féminicide par jour ! ( HCE - Rapport annuel 2024 sur l’État des lieux du sexisme en France fin page 39 et début page 40.)
Les violences sexistes et sexuelles ne relèvent pas de faits divers. Elles traduisent un système d’inégalités et de domination qui s’exerce aussi dans le monde du travail. Elles touchent toutes les femmes, quels que soient leur métier, leur âge, leur statut ou leur niveau de responsabilité.
S’attaquer à ces violences, c’est défendre la dignité au travail, le droit à la sécurité et à l’égalité. C’est un combat syndical à part entière.
Victimes de violences sexistes et sexuelles : quels sont mes droits ?
L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses employé·es… y compris en matière de violences sexistes et sexuelles ! Concrètement, les salarié·es doivent pouvoir travailler dans de bonnes conditions et en sécurité et l’employeur doit prendre des mesures précises qui comprennent :
L’employeur a une obligation particulière en matière de violences sexistes et sexuelles. Dans le privé comme dans le public, les textes sont très clairs : il doit prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les faits de harcèlement sexuel, d’y mettre un terme et de les sanctionner.
Dans le privé, il a 2 mois pour agir une fois au courant des faits. Si l’une des deux obligations - prévention et intervention - n’est pas respectée, vous pouvez saisir la justice civile pour demander réparation (auprès des prud’hommes pour le privé et du tribunal administratif pour le public).
Pas besoin d’aller porter plainte pour que l’employeur agisse. Il est obligé de lancer une enquête et de sanctionner, même quand il n’y a pas de plainte et y compris si la plainte a été classée sans suite. De même, si une plainte est déposée, l’employeur ne peut pas se cacher derrière la décision de justice ou attendre que la justice ait tranché : il est tenu d’agir.
Je suis victime ou témoin de violence, comment je fais ?
Dites-vous bien que ce n’est pas lié à vous, c’est malheureusement le lot de beaucoup de femmes. Les violences sexistes et sexuelles concernent toutes les femmes au travail comme dans la vie, qu’elles soient cadres ou ouvrières, jeunes ou pas, pauvres ou riches…
Surtout, ne restez pas seul·e. Contactez votre syndicat CGT.
Ensemble, vous établirez la meilleure stratégie pour faire cesser les violences, mettre l’employeur devant ses responsabilités, obtenir protection et réparation et que l’auteu·re soit sanctionné. Toutes les actions menées seront faîtes avec votre accord.
Il est important de saisir l’employeur pour vous protéger et faire cesser les violences.
Article publié le 17 novembre 2025.